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Morvandiaux d'Antan

 

De nos jours, en France, comme un peu partout grâce à la mondialisation, nous avons tous, plus ou moins, le même style de vie ; mêmes voitures, mêmes modes vestimentaires, même alimentation, etc...

Mais avant, il n'y a pas si longtemps, qu'en était-il ?

Avant, chaque région avait ses us et coutumes, chaque région avait son "style".

Aussi, via de vieilles cartes postales, nous allons faire un petit voyage dans le passé. Je vous l'ai déjà dit : "une image vaut 100.000 mots", alors n'hésitez pas, cliquer sur les photos elles vous en montreront d'autres.

 

Les COSTUMES

 

                   

MADAME :

Coiffe, Caraco, Cotillon (jupe faite de "baraige"),  Gourlassons (grosses poches fixées à une ceinture), Devante (tablier), grand Châle, les Sabots et parfois la Bouegue (grand capuchon pour les intempéries)

 

MONSIEUR :

chmillotte (chemise), Culotte, Cravate rouge, Daumaire (blouse bleue aussi appelée "doumée" ou "biaude" ou "souquenille"), grand Chapeau Champignon, et les Sabots 

 

Les CHAUMIERES

 

 

A la fin du 19ème siècle, le Morvan était une région de petits agriculteurs. Les habitations étaient faites en matériaux locaux et les toits étaient de chaume (paille de seigle dite "glui").

Elles étaient petites, peu éclairées, adossées à l'étable, pour avoir et garder une certaine chaleur, et le sol de terre battue.

Au début du 20ème siècle, suite au progrès et à une amélioration des conditions de vie, elles ont tendances à se ré-hausser, se rallonger et avoir plus d'ouvertures, apportant ainsi plus de clarté. Le sol se recouvre de tommettes.

 

 Les TRAVAUX des CHAMPS

 

 

Ici comme ailleurs, ils étaient composés des labours, semailles, moissons et battage, à quoi l'on rajoute, bien sûr, la fenaison (coupe du foin)

Les labours se faisaient avec des boeufs et/ou des chevaux, quant au battage il s'effectuait sur un manège à bestiaux, une trépigneuse (batteuse actionnée par un cheval) ou la batteuse mécanique.

A signaler qu'aux alentours de 1850, environ 70% des terres sont occupées par les céréales dites pauvres, essentiellement le seigle et le sarrasin.

 

Les FOIRES aux BESTIAUX

 

 

C'est une des principale activité du Morvan à la Belle Epoque. Presque toutes les communes, à l'époque, avaient leur foire.

Il est à noter qu'après la grande crise de la fin de 19ème siècle et un exode massif de la population, le monde agricole a muté et s'est réorienté. L'élevage bovin a subi d'importantes modifications. La race bovine morvandelle a progressivement été remplacée par la race charolaise faisant évoluer la production vers la viande de boucherie.

 

Les FORESTIERS

 

 

Les BUCHERONS :

travaillaient en équipes se répartissant les différentes tâches : abattage, ébranchage, coupage, fente, sciage, fagotage et dessouchage.

 

Les SCIEURS :

travaillaient par 2 : le chevrier (en haut) et le renardier (en bas)

 

Les ECORCEURS :

Récoltaient les écorces de chêne, pour en tirer le tanin qui servait au tannage des peaux, puis transporté par ...

 

Les ROULIERS :

Charretiers qui ont donné son nom au transport "Roulage d'écorces"

 

Les CHARBONNIERS

 

 

Comme leur nom l'indique, ils fabriquaient du charbon (de bois, bien sûr).

Ils construisaient une meule de bois avec un puits central, aussi appelée "dos de tortue", faite de petit bois et de branchage, recouverte d'une couche de terre puis d'une de mousse.

La combustion pouvait durée jusqu'à 48 heures.

 

Les SABOTIERS

 

 

 

Le sabot, la plus usitée des chaussures de l'époque, était fabriqué à partir de bois de cerisier, de verne ou de bouleau. Il était mis en forme à l'aide du Paroir (longue lame d'acier), puis creuser avec une mèche et une cuillère ; enfin le travail était fini avec le boutoir

 

Le FLOTTAGE du BOIS

 

 

A partir du 16ème siècle et jusqu'à la Première Guerre Mondiale, le Morvan va devenir le principal fournisseur de bois de chauffage de Paris, car peu éloigné de la capitale.

Les rondins de bois étaient jetés en vrac, dit "à bûches perdues", dans les eaux des rivières gonflées par le lâchage de réservoirs construits à cet effet, tel que le lac des Settons, créé en 1858.

A Clamecy, les rondins étaient retirés de l'eau et assemblés en d'immenses radeaux de bois, dit "flottage en train".

La concurrence du charbon, moins encombrant, entrainera la fin du flottage.

 

 

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